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Faire ou ne pas faire le voyage à la Media Luna ?



«  Pour ne pas s’en sortir, il faut le vouloir » Pauline COTTIN (Ecovolontaire)

Beaucoup de craintes et de questions, de préjugés parfois font de ce voyage en Amazonie une source de stress pour nombre de personnes. Nous tentons ici de mieux vous informer et vous livrer les témoignages de ceux qui en sont revenu !.
Aux portes de la réserve nationale Pacaya Samiria une des plus vastes d’Amazonie, se trouve la Media Luna, un lieu isolé et encore préservé, loin du tourisme de masse. C’est là que sont réhabilités les atèles et singes laineux d’Ikamapérou. On y parvient après avoir traversé les hautes terres de l’Amazonie le long de la cordillère bleue, la dernière des Andes. Depuis Tarapoto on passe le Pongo de Cainarachi ou le paysage de cascades et de torrents laisse place à l’immense bassin amazonien, l’immensité du ciel et l’immensité des fleuves.

Pour s’y rendre il ne faut pas que du temps il faut aussi un état d’esprit.

Certes il ne s’agit pas d’un voyage organisé au Costa Rica pour le quatrième âge, mais trop de stéréotypes et d’ignorance entourent l’Amazonie, aventuriers affamés et dégoulinants de sueur se frayant un chemin à la machette au milieu des serpents et des tarentules, le tout entre deux crises de fièvre jaune et de paludisme... sans bien entendu le moindre poste de secours à proximité. De quoi effrayer dans une époque de surprotection, mais aussi se priver d’une expérience rare ou beaucoup de jeunes se découvrent aussi eux-mêmes.

Les questions majeures tournent autour de la sécurité du pays, du cout du séjour et du sérieux du stage.

Les précautions élémentaires à prendre sont indiquées sur notre site, les taxis et hôtels que nous indiquons sont des partenaires de long terme et reconnus officiellement, à aucun moment les stagiaires ne se retrouvent livrés à eux-mêmes. Le cout moyen des stages encadrés par des scientifiques est de 2000 à 2500 euros par mois. Mais écoutons plutôt ce qu’en disent les éco volontaires venus prêter main forte à Ikamaperou.

Mathilde Delacoux, stagiaire Belge

mathilde.delacoux student.uclouvain.be

« Mon aventure à Ikama est encore loin d’être terminée, mais je sais déjà que c’est quelque chose qui restera gravé en moi à jamais.
C’est la première fois que je sors de l’Europe, et en plus, je faisais le voyage seule.

Enfin, Justine et Tiffanie nous ont mis en contact avec 3 autres filles pour partir ensemble, mais on ne se connaissait pas encore vraiment… Le trajet en lui-même s’est passé comme prévu : un peu long et fatiguant, mais bon, on va dans la forêt Amazonienne, pas au Club Med des Seychelles ! A la base, si on accepte de partir à Ikamaperu, c’est d’office qu’on accepte d’être un peu sorti de notre confort…

De plus, au moment où on s’est engagé à venir, nous avons tous reçu un document expliquant bien les objectifs du centre et les situations auxquelles nous pouvions être confrontés. Nous sommes donc nécessairement tous partis en connaissance de cause. Mais pour en revenir au trajet, j’ai trouvé leur site très bien fait ! Ils expliquaient vraiment bien tout ce qu’on devait faire et où on devait aller, depuis Lima, jusqu’à la Media Luna, en passant par les hôtels qu’ils nous conseillaient pour nous loger, aux taxis qu’on devait demander, etc. Ils demandaient aussi qu’on leur donne de temps en temps des nouvelles d’où nous en étions pour être sûrs que tout se passe bien.

Evidement, c’est un certain budget de partir là-bas, mais au final, ce sont surtout les avions qui sont chers, le prix du séjour lui-même, de 1000 euros, est quand même assez raisonnable pour tous ce qu’on reçoit. Il ne faut pas oublier qu’une fois surplace, nous sommes nourris, logés et blanchis et que nous n’avons donc plus aucun frais (excepté les petits extras qu’on pourrait vouloir s’offrir). Pour un voyage d’un mois, c’est clairement avantageux.
Je n’ai encore passé qu’une semaine ici, mais je sais que ce voyage ne me laissera pas indemne, le contact avec les animaux et leur histoire, être vraiment au plus proche du trafic animal, ça fait vraiment réfléchir… »

Romane ROUTTIER

romanerouttier gmail.com

« Nous récupérons notre vol pour Tarapoto, qui est concrètement le plus beau vol de ma vie. La vue sur la cordillière des Andes est juste époustouflante, j’ai passé cette heure de vol collée à mon hublot.

J’observais ces montagnes, les fleuves qui coulaient en dessous et les petits villages avec insistance pour me souvenir toute ma vie de cela. Je ne réalisais pas vraiment ce que j’étais en train de vivre, et pourtant ce n’était que le début. A l’arrivée sur le tarmac de Tarapoto, nous étions euphoriques à se raconter ce qu’on venait de vivre. Le changement culturel était radical et on s’y sentait déjà bien.

Après un tour en motocar et en taxi, nous avons passé une nuit a Yurimaguas dans un hôtel près du port, pour prendre un bateau à 6h pour rejoindre Lagunas. A Lagunas, Pinchi, le motocariste “attitré” du centre nous a directement amenées au centre ».

Pauline COTTIN

paulinecottin98 gmail.com

« Le site annoncait des activités en tout genre : soins (nourrisage, nettoyage), observations des primates, sensibilisation des populations alentours, lutte contre le trafic…

Un mois au Pérou au coeur de la forêt Amazonienne, nourrie, logé, dans un lieu privilégié, avec de telles offres d’activités et d’engagement personnel, j’ai signé de suite. J’ai acheté et rassemblé de quoi surmonter ce séjour en Amazonie, car oui un voyage tel se prépare. Un sac à dos, des vêtements, un téléphone, des médicaments, et on est rangé dans la case aventurière aux yeux de la famille.

En effet, venir aider et étudier à Ikamaperu pour préserver la biodiversité de la région est une chance et une aventure unique mais une telle expérience se prépare évidemment en amont. Ainsi, nous avons chacune pris nos billets d’avion sur place nous nous sommes débrouillées pour prendre le taxi de Tarapoto à Yurimaguas puis pour réserver le bateau pour Lagunas.

Tout s’est très bien passé malgré certaines de nos lacunes en Espagnol. Les péruviens sont d’une grande gentillesse et nous ont toujours aidé lorsque nous en avions besoin. Pinchi un employé du centre est venu nous chercher au port et nous sommes finalement arrivées accueillies par Tiffanie et Catalina la primatologue présente en ce moment au centre.

A aucun moment je ne me suis senti en danger pendant ce trajet. Évidemment il n’y a pas de risque 0 et il faut avoir conscience que c’est un pays différent avec une culture différente du notre sans pour autant en avoir peur. Le fait de partir à plusieurs nous aussi permis d’être plus en confiance c’est sûr.

Nous sommes chacune logés dans une chambre individuelle très confortable et tout est mis en place pour que nous nous sentions bien.. On se retrouve toutes ensembles, sur le même palier, dans 4 chambres à l’étage du Kaysuni. Mais surtout, dans le hall commun, le mur vide de briques, remplacées par des moustiquaires, donne une vue exceptionnelle sur le fleuve et ses couchers de soleil. Tous les soirs nous écrivons et travaillons face à cette vue de dingue.

On ne peut vivre ça qu’ici. Par la suite des jours, on a pu déjà participer à un grand nombre d’activités comme proposées sur le site. La rencontre avec les singes et les oiseaux est simplement magique pour des personnes occidentales comme nous, mais également dure à accepter tant on aimerait les voir dans les arbres ou le ciel, libres d’eux même.

Ce centre accomplit des montagnes de choses, tant par la difficulté de faire comprendre aux populations de l’importance des espèces dans leur milieu naturel, que par le combat qu’ils doivent mener chaque jour auprès des autorités pour faire appliquer les lois. Ce n’est pas normal de voir autant d’animaux dans ce sanctuaire… »

Arthur COUTIN

Stagiaire BTS Gestion et Protection de la Nature
Stage de 2 mois de juin à juillet 2019
arthur.coutin hotmail.fr
« Le prix du séjour pour un mois au sein l’association en Amazonie me paraît tout à fait abordable, pour un voyage en Amazonie et le confort du site avec l’eau et l’électricité notamment au beau milieu de la forêt rend d’autant plus pertinent le prix qui est en plus nécessaire pour l’association afin de faire fonctionner la structure. Le prix d’un logement en France ajouter à la nourriture aurait presque été le même pour ma part si j’avais effectuer un stage dans un département autre que celui où je réside.
Depuis mon arrivée je m’intègre bien dans la structure et avec la population locales avec laquelle je peut converser grâce à mon niveau d’espagnol, de plus j’ai mis en place plusieurs actions telles que la mise en place d’un plan de gestion sur la zone afin de caractériser l’état de conservation des especes.
J’ai également pu constater le travail conséquent effectué par les personnes encadrant le projet sur place qui permettent au stagiaire et autres bénévoles de pouvoir effectuer leur actions en toute sécurité et de manière efficiente malgré la difficultés des conditions de travail sur place. L’association se trouve également à proximité de la réserve Pacaya Samiria qui est l’une des plus grande zone naturelle protégé du Pérou et permet au stagiaire de pouvoir s’y rendre afin d’avoir un aperçu de l’efficacité et de l’utilité de la mise en place de zone protégé afin de conserver la faune et la flore.
Pour conclure je pense qu’il est nécessaire pour l’association de continuer d’accueillir des stagiaires BTS ou d’autres filières car la faune et flore péruvienne est extrêmement diversifiées et riches en différentes espèces ce qui permet au stagiaire de pouvoir un aperçu de l’incroyable biodiversité amazonienne et de la nécessité de la conserver au travers notamment les actions mise en place par l’association ».


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